• Le pardon

    Le pardon.

    Un sujet qui me tarabuste depuis fort longtemps. Un mot dont je ne parviens pas à comprendre le sens.

    Le pardon, qu'est-ce que c'est, à part un concept qui m'échappe totalement ? Bien sûr, je crois en comprendre l'idée : tu as fait du mal, tu as commis une erreur, tu t'es mal comporté mais c'est pas grave, on oublie tout et on recommence. Mais ... pourquoi ce mot " pardon " résonne-t-il à mes oreilles comme une sentence à laquelle je ne peux me résoudre d'adhérer ?

    J'ai bien intégré (sauf erreur) que quelque part, le pardon que j'accorde a un sens véritable pour celui qui le réclame.

    En revanche, n'ayant toujours pas compris le sens, la valeur, ou peut-être l'importance du " pardon ", j'ai finalement la fâcheuse tendance à pardonner tout, beaucoup plus pour avoir la conscience tranquille, pour avoir la paix (surtout), pour ne pas voir l'autre souffrir bêtement (je n'aime pas la souffrance de l'autre) que par conviction. Verbalement je veux dire.

    En réalité, je considère que je n'ai rien à pardonner parce que j'estime que le pardon n'est pas de mon ressort.

    - Parce que émotionnellement ... c'est plus " compliqué ".

    - Parce que, en réalité, dire à quelqu'un : " tu es pardonné ", m'est beaucoup plus facile que de ressentir l'acte de pardonner.

    - Parce que je ne comprends toujours pas ce que le fait de dire à quelqu'un qu'on lui pardonne va changer à un acte commis, que ce soit de façon volontaire ou pas, quelle que soit l'importance de cette faute ou de cette erreur.

    - Parce que ce qui est fait est fait. Fallait réfléchir avant.

    - Parce que je fais une grande différence, que je ne m'explique d'ailleurs pas, entre l'excuse et le pardon. J'apprécie toujours que l'on me présente des excuses (que j'accepte plutôt facilement, sauf cas rare, pour ne pas dire  exceptionnel)  de même que quand je reconnais mes erreurs, je les présente à la personne concernée. Il y a longtemps que je n'ai plus honte de grand chose et je n'ai certainement jamais eu honte de dire que j'ai tort quand je pense que c'est le cas.

    - Peut-être parce que je ne pardonne jamais rien à moi même ?

    ???

    Si je suis heureuse que l'on accepte mes excuses, au moins autant que de recevoir celles des autres, pour ce qui est de pardonner ... ouhla ! Jamais je n'oserais demander à quelqu'un de me pardonner. J'aurais l'impression de blasphémer !

    Parce que ... enfin ... bon ... qui suis-je pour pardonner ? Dans ma petite cervelle, le pardon relève de la fonction divine. Et franchement, vous savez quoi ? J'ai un scoop : entre Dieu et moi, y'a pas photo (si je peux dire). Lui seul, s'il existe, a ce pouvoir. Le pardon, pour moi, ressemble au couperet d'une guillotine ( " vas en paix, je te pardonne. " Rhlââââ ... un doigt (divin, bien sûr ! ) dirigé vers la tête du coupable ) et je trouve qu'on pardonne ici et là bien aisément, comme si ce mot n'avait pas plus de sens que cela. Or : il a un sens. On ne pardonne pas n'importe quoi. On ne peut pas tout pardonner. C'est pas vrai. Il y a, parfois, des points de non retour.

    C'est la discussion que j'avais récemment avec l'une de mes proches, dont le parcours familial avait pris sa source dans des racines " difficiles " et qui estimait qu'aujourd'hui, à l'âge qu'avait sa mère, il était temps de lui pardonner ... ce qui était tout à son honneur, et ce sur quoi je ne me serais permise aucun commentaire si elle n'avait transmis une désapprobation à mon égard, si elle ne s'était permise elle-même un jugement sur mon attitude (avec un regard qui en disait très long) , sur moi qui reste aujourd'hui encore bien enferrée dans un blocage dont je suis la seule à connaitre l'origine, ce qui m'a donné le sentiment de m'obliger à une explication. Ce qui m'a déplue. Je déteste avoir à me justifier.

    Oui, il y a parfois ce que j'appelle des points de non retour. Et des mots clés. Les miens sont : bienveillance, respect et surtout amour.

    On/Je peut/x passer outre bien des écueils, bien des comportements, bien des erreurs si le respect, la bienveillance, l'amour les imprègnent.

    Mais.

    Parfois il y a des " Mais ".

    Elevée par un couple névrosé à la psychologie très abîmée, je peux comprendre (pour expliquer) l'état de fait. Je peux accepter certaines dérives dues à l'état de fait. Je peux comprendre encore la fragilité des outils intellectuels issus d'une histoire préalablement fragile elle aussi. Mais je ne peux pas, non, je ne peux pas admettre les humiliations répétées, le manque de respect permanent, l'outrage ou la malveillance systématique. Je ne peux pas. Cela, je ne pardonne pas. Quant aux excuses, elles ne m'ont jamais été présentées. Je peux comprendre, je peux expliquer, je peux trouver des raisons à telle ou telle chose. Si on me présente des excuses, alors je peux excuser.

    Mais ... pardonner ... pardonner quoi ? Pardonner pour quoi (en deux mots) ? Pour être en paix avec soi même, parait-il. Mais n'est-ce pas celui qui demande le pardon qui cherche la paix ?

    Ne sommes nous pas d'abord et avant tout les responsables de nos actes ou de nos paroles ?N'est-ce pas un peu facile de se comporter mal et ensuite de venir faire le beau comme si de rien n'était, un peu comme lorsqu'on va prier, qu'on se repent, qu'on se confesse puis qu'on répète les mêmes comportements encore et encore à peine sorti du confessionnal.

    J'ai découvert récemment que j'avais parcouru sans le savoir les 7 étapes utiles au chemin du pardon (décrites ICI dans psychologie.com). Donc, finalement ... j'ai découvert que j'étais " normale " bien que très involontairement. On est d'accord : l'article vaut ce qu'il vaut ... !

    Mais.

    Je considère avoir vécu ce que je nomme un point de non retour. Peu m'importent les jugements. Mon histoire m'appartient, avec ses ombres et ses lumières, ses forces et ses faiblesses, et ses erreurs, et ses lourdes failles aussi. Seulement voilà : je ne suis responsable que de moi-même. Des erreurs, j'en commets. Et je m'en veux. Et je présente mes excuses. Des horreurs, j'espère ne pas en avoir commis. Dans tous les cas, je n'aurai de pardon à recevoir qu'au dernier jour. Si je le mérite. C'est pourquoi je maintiens mon goût pour les excuses et réserve le pouvoir de pardonner à la personne qui en est réellement détentrice.

    Et comme je ne l'ai pas encore rencontrée ...

     

     

     

     

     

     

    « Tête de maure ...Sans filtre »

  • Commentaires

    1
    saby
    Mardi 11 Juillet à 20:08
    Wouf punaise ca a du te faire un bien fou de cracher tout ça hein ? . Oui pardonner c est vrai que n étant pas rancunière j excuse facilement mais finalement oui est ce que je pardonne ... tu m interpelles beaucoup là. Je vais y songer .....
      • Mardi 11 Juillet à 20:59

        Non, ça ne me fait pas de bien du tout parce que je ne trouve pas la réponse. C'est trop confus dans mon esprit. J'écrivais juste à voix haute pour m'aider un peu.

      • Jeudi 13 Juillet à 07:36

        Saby, si tu repasses par ici ...

        Je suis absolument désespérée de laisser un com' chez toi !!!!

        Pfiouuuuu .... une demi heure (au moins) que je suis restée ce matin ! Va savoir pourquoi c'est aujourd'hui seulement que j'ai réalisé que les commentaires que je te laisse ponctuellement n'apparaissent jamais ! Je ne comprends toujours pas comment marche cette machine, pourtant, des blogs sur Blogger, j'en ai eus aussi. Ils z'ont du évoluer, les gars, mais du coup, bonjour le parcours du combattant ! C'est fou ! Je me suis inscrite sur Blogger, sur le point G, j'ai essayé de laisser un com' en mode google, en mode WP (ou j'ai du m'abonner pour visiter Popo, parce que chez elle aussi, c'est d'un chiant, mais d'un chiant ! ), en mode anonyme .... NADA ! ça veut pas. J'en ai plein le kiou, je lâche l'affaire.

        Qu'est-ce que je voulais dire du coup ... ? (voilà le pb de ne pas faire de brouillon)

         

        Ah oui ! Bin ... bonne teuf alors ! Sympa, la zique, même si je suis désespérée de ne connaître aucun des noms que tu présentes ! Une vraie louzeuse : je vais allumer mon four !

    2
    Saby
    Mercredi 12 Juillet à 06:48

    Ecrire à voix haute ça aide un peu parfois ....  Pardonner pour se libérer  mais comme tu dis celui qui demande le pardon se libère lui ....  je lisais des témoignage sur le pardon http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Pardonner-pour-se-liberer     peut être y es tu dejà aller cliquer .... si ça peut t aider 

     

      • Mercredi 12 Juillet à 07:10

        C'est très gentil, Saby, merci beaucoup. Je viens de lire ... finalement, je crois que je suis sûr la bonne voie, puisque je n'en veux à personne. N'est-ce pas un bon début ?

        Et tu vois, à moins de mal interpréter le texte, il me semble que je dis ici à peu près les mêmes choses. Oui, je m'interroge notamment sur la question suivante : comment et quand peut-on être certain d'avoir pardonné ? Voir notamment la dernière phrase : " ... les gens confondent trop souvent “pardonner” et “comprendre” ... "

    3
    Mercredi 12 Juillet à 06:59

    "je m'excuse de vous demandez pardon "

    Ta réflexion à voix haute  est salutaire c'est le signe d'un combat qui inventerait une échelle (comparable à d'autres pour quantifier les valeurs...RICHTER en a bien une ! pourquoi MICHU n'en aurait pas ?).

    Degrés à quantifier : oubli, excuses, indulgence, disculpation, compréhension, pardon etc....

    Et à en croire les commentaires..euh...assez pas présents..ton sujet doit faire naître bien des interrogations dans nos caboches....comme le disait le mec d'Arthur : je reviendrais !..car passionnant.

      • Mercredi 12 Juillet à 07:14

        Bin Loupzen ... tu fais la grasse mat' aujourd'hui ?

        Je me suis fait exactement la même remarque à propos des commentaires ... ce qui en soi représente un vrai sujet de billet, n'est-ce pas wink2 ? (nous n'aimons pas être déroutés et peut-être que ... être renvoyé à son histoire alors qu'on s'attend à lire quelque chose qui permette de s'en échapper ... ça perturbe un peu ? Ou quelque chose comme ça ... yes) Je ferai mieux la prochaine fois !

    4
    Mercredi 12 Juillet à 07:21

    sleepzzz....... salut RICORE.....ton sujet c'est du chaud bouillant... comme le café qui coule....je vais revenir !

    5
    Mercredi 12 Juillet à 10:58

    Bonjour,

    je demande pardon de mon commentaire ici bas ah ah ah

     

    parfois il est très difficile de pardonner,

    je cite quelques exemples qui ne peuvent avoir de vrai pardon pour le ou les coupable(s)

    si on les connait ou pas encore

     01

    l'affaire Gregory (en pleine actualité en ce moment,)

    02

    l'affaire Outreau

    03

    les actes terroristes de ces derniers temps

    etc.......

     vous croyez que l'on peut vraiment pardonner celui celle qui a fait ça

    je dis NON, JAMAIS

     

    pour les 7 etapes du pardon, je n'en suis pas encore a tout franchir

      • Mercredi 12 Juillet à 12:16

        J'ai failli mentionner le petit Gregory et puis ... c'est une histoire tellement écoeurante que je ne voulais pas donner l'impression de m'en servir. Je suis dégoûtée par la tournure que les journalistes donnent DE NOUVEAU à cette histoire. Comme si une fois n'avait pas suffit. Je ne m'étendrai pas davantage sur le dernier " rebondissement " du jour mais puisque tu le mentionnes, et puisque tu mentionnes l'affaire Outreau ...

        Plusieurs enfants de l'affaire Outreau, ont, à l'image du cas pré-cité, vu leur enfance volée, car il ne suffit pas d'être mort physiquement pour être mort dans l'âme. Nous sommes nombreux à avoir au fond de nous un petit enfant à qui l'on n'a pas donné la chance de grandir, de s'épanouir, un enfant écrasé, mort trop jeune au fond de notre coeur. Alors en effet, le pardon ...
        Pourtant, nombre d'entre eux s'en sortent plutôt bien. Tous ne deviennent pas de nouveaux pervers, ou des truands, ou des psychopathes mais s'appuient sur ce début de vie pour transcender la fange, faire quelque chose de bien. Et ils y parviennent. J'observe que la plupart deviennent des artistes, c'est étonnant (ou pas tant que ça, en fait, si l'on considère que l'imagination et la créativité proviennent du manque).
        La réussite de ces enfants là, leur résilience, vient-elle d'une faculté à avoir " pardonné " ? Les autres échouent-ils parce qu'ils restent enragés au fond d'eux ?

        Quand, comment, pourquoi sait-on qu'on a pardonné ? Voilà ce qui me trouble le plus.

    6
    Mercredi 12 Juillet à 14:18

    J'ai mis sur la tapis (à l'heure du repas) cette notion de pardon....Il en est ressorti : le lâcher prise .

    mais n'est-ce pas de la lâcheté que de vouloir au travers d'un "pardon" oublier les tors et l'outrage subi par "peur "d'un engagement à rencontrer l'auteur et d'entamer un processus d'explication envers lui ?...du style : je ne veux plus y penser donc j'oublie et basta !

    what else...

      • Mercredi 12 Juillet à 16:46

        Ah oui ! Le fameux «  lâcher prise « , oui, bien sûr ! Il y a de cela.

        Je n’avais pas envisagé la lâcheté. Peut-être as-tu raison. D’un autre côté, la rancoeur et l’esprit de vengance sont des sentiments très négatifs qui n’apportent rien d’autre qu’un peu plus de mal être. Pardonner reste un sentiment plus salutaire (et plus noble ? )

        Plus je vous réponds, plus j’ai l’impression d’avoir enclenché le processus sans m’en rendre compte.

         

        Alors une autre question me titille : est-il possible de pardonner MAIS de ne plus vouloir être confronté(e) à l’objet du pardon ? Est ce que cela reste de la rancune ? Est-ce un pardon atrophié ? Est-ce une illusion de pardon ?

         

        Vous avez deux heures pour rendre les copies ... tictac, tictac ...

    7
    Jeudi 13 Juillet à 06:10

    iIl faut dans cette démarche de la volonté de fer ...par la rancœur, la haine, la vengeance nous  nous enchaînons à  l'auteur de notre malheur.

    Il faut en toute conscience laisser partir cet épisode ..maintenant ce n'est plus mon affaire mais l'affaire de l'autre....le problème est celui du boomerang.

    Nous traînons dans nos remorques trop d'histoires inachevées et nos "bourreaux" reviennent frapper à notre  souvenir....Quant à vouloir porter la misère des autres gens sur nos épaules et endosser le rôle de "justicier en commentaires " pardon mais ce n'est plus mon affaire.

    Psycho de bas étage ?oui..mais basée sur des expériences.

    NB : je n'ai pas fais gaffe et mérite peut être des baffes ?

    ce fut et restera un moment agréable passé en ta compagnie....Je me sauve Madame MICHU vient de publier un autre article...faut que j'aille voir!

    8
    Jeudi 13 Juillet à 06:50

    Ah non ! Ne jamais endosser la misère de l'autre sur le net ! Et puis quoi encore ! Comme si on n'avait pas assez de taf comme ça dans la vraie vie.
    Ne jamais se méprendre non plus sur un sujet de billet : une questionnement personnel n'est pas une question jetée à la mer. Ecrire à voix haute vaut la parole identiquement pratiquée.

    Hop ! au suivant.

    9
    Jeudi 13 Juillet à 14:06

    Très intéressant cet article !!! j'avoue honnêtement partager ce point de vue !!! mais un petit quelque chose en moi me dit que lorsqu'on a pas de rancune envers quelqu'un qui nous a blessé(e), c'est qu'on lui a pardonné et qu'il n'est pas nécessaire de chercher plus loin !!! mais, effectivement est ce aussi simple que ça ??? 

    Et puis, y a le pardon  de nos propres erreurs, et la, c'est encore plus difficile de savoir ce que l'on ressent envers nous même............même nos corps réagissent à nos erreurs alors franchement, quel sujet épineux !!! he

    Merci pour ce bon sujet de réflexion

    A bientôt !!! et bonne fin de journée !!!

    10
    Jeudi 13 Juillet à 15:49

    «  Et c’est moi qui l’ai fait ! » 

    (pardon ! j’ai pas résisté).

    Sérieusement, quelque part, ça me rassure de ne plus me sentir seule dans mon fonctionnement, sur ce sujet précis. En effet, on peut imaginer que le pardon est acquis si la rancoeur est enfuie mais.

    Voilà où mon bât blesse. Ma rancoeur s’est enfuie, mais.

    Mais je préfère me protéger.

    Par sécurité.

    On sait jamais.

    C’est de la rancoeur, ça ? 

     

    Voilà. Je continue à écrire à voix haute, mais je te remercie pour le partage.

    11
    Jeudi 13 Juillet à 17:09

    WAHOUA..Nom de diou !

    Je me régale avec ces échanges....sortir ses tripes et donner son opinion...il faut oser...à condition d'être entre gens biens (les gens bons c'est pour le casse-croûte).

    Je suis pas déçu et vous remercie.

      • Jeudi 13 Juillet à 23:19

        Ah non ! Ce n'est plus ton affaire ! C'est toi qui l'as dit !

        he

    12
    saby
    Lundi 17 Juillet à 14:46
    Je viens de voir ton com Leonie Michu. Je sais vraiment pas qu est ce qu il se passe car avec le compte G+ aussi tu peux laisser un message aussi . Bon . Heu pour la zick des concerts je découvre aussi ... il y a tellement de groupes et c est justement dans ce genre de manif que l on découvre .. j adore ca .
      • Lundi 17 Juillet à 23:26

        Censurée. Je suis censurée.

        Je vois que ça.

    13
    Mardi 25 Juillet à 13:31

    J'ai été élevée par une grand-mère complètement cinglée qui a dézingué son mari, sa fille (ma mère) et qui  a tenté la même chose sur moi ... 
    J'avais beaucoup de sentiments négatifs envers elle, et puis un jour, j'ai considéré que sans excuser son attitude, je comprenais comment elle était devenur comme ça : un monstre !

    Je me souviens bien que j'étais assez jeune, et je me suis regardée dans le miroir (ouais, je sais, ça fait cliché) et je me suis dit : je lui pardonne ... et pfiou comme un gros tas de trucs lourds  et crades s'est enlevé de mes épaules, je me suis sentie légère et j'ai commencé à mieux avancer dans ma vie ... bon c'est juste mon expérience perso ...

    Ne dit-on pas : j'ai pardonné à ceux qui m'ont offensé mais j'ai la liste ? he

      • Lundi 7 Août à 12:25

        Je ne savais pas qu'on disait ça, mais je suis d'accord yes

        Il me semble que le sentiment de culpabilité (ou pas) est un bon curseur, non ? Selon que l'on se sente coupable ou ... léger, c'est peut-être qu'on a avancé ? Qu'on est sur la " bonne voie " ? Probablement.

        On ne peut pas passer sa vie à porter des valises.

        Ce que tu racontes ici me rappelle un autre vécu avec un de mes enfants, avec lequel j'avais de grosses difficulté de compréhension, d'attitude, de relation. Un jour de colère, un de plus, j'ai vu mon image, j'ai VU cette colère, comme si j'avais été en train de me regarder dans un miroir (ce qui ressemble a ce que tu racontes ici). Et j'ai vu simultanément mon géniteur et son comportement vis à vis de moi. J'ai compris que je reproduisais exactement ce comportement. De cet instant, j'ai changé à l'égard de mon enfant.
        Et nos rapports ont changé du tout au tout.

        Aujourd'hui, nous nous entendons comme larrons en foire, bien que, au fond de moi, je m'en veuille toujours de lui avoir accordé un début de vie bien difficile. Et cela, je ne ME le pardonnerai JAMAIS. Ca reste une valise que je ne parviens pas à jeter, même s'il y a fort longtemps qu'elle a été remisée.

    14
    Dimanche 6 Août à 15:52

    Pardonner, non pas pour moi, c'est la religion qui te dit de pardonner. On ne peut pas pardonner on peut essayer de comprendre le pourquoi du comment c'est tout. Désolé je ne pardonne jamais je suis trop rancunière pour ça. je sais c'est un vilain défaut mais au fait qui à dicté les défauts????? la religion non?

      • Lundi 7 Août à 12:28

        Je comprends.

        La rancune, malgré tout, c'est quelque chose qui ronge. Je m'aperçois en te lisant qu'il y a longtemps maintenant qu'elle ne fait plus partie de ma vie. Je n'accepte pas tout pour autant, mais elle n'a plus de place dans mon cœur. Je gère cela autrement.

    15
    Lundi 7 Août à 14:28

    Bonjour, quelque part çà me triture....comme je suis ''metteur de l'ordre dans ma vie'' et que je veux désormais voyager léger..il faut que je vous dise...je n'ai jamais eu à vraiment pardonner....pas de grosses offenses commises par moi ou dont j'ai été victime..tout petiot je savais que la vie était dure et qu'il ne fallait pas compter et faire confiance...sauf une seule et unique fois mais de taille......m'a t-elle" accorder " son pardon?...je lui ai proposé de la rencontrer..en vain....était-ce par égoïsme pour me libérer moi ?

      • Lundi 7 Août à 14:38

        Ah ! Loupzen, je pense qu'il y a de cela indéniablement. C'est pourquoi je m'efforce de ne jamais rien avoir à me faire pardonner. Dans le cas de cet enfant dont je viens de parler, je ne lui ai jamais rien demandé, il m'a pardonnée de lui-même, de façon très naturelle. Mais j'ai honte de ce pardon que je ne méritais pas car l'adulte, c'était moi.

        Quand bien même nous ne sommes pas conscients que nous commettons des erreurs au moment où nous les commettons, quand bien même nous nous " rachetons " en quelque sorte, par un changement d'attitude, la culpabilité devient elle aussi un fardeau " compliqué " à gérer.

        Que ce sujet sur le pardon est lourd, n'est-ce pas ?

      • Lundi 7 Août à 14:47

        En fait, en relisant les commentaires, je m'aperçois que tu rejoints ici mon questionnement connecté à ma réponse 6. Tu vois bien que c'était une vraie question :-) !

    16
    Lundi 7 Août à 14:51

    Oui en effet, c'est une "arme à double tranchant"...''JE'' pardonne....mais '' TOI'' vas-tu oublier ? vas-tu me le faire savoir ? vas-tu par cet acte me faire porter un fardeau de plus......épineux et foutrement embarrassant....même passionnant.



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